Méthodologie
Comment nous choisissons, vérifions, révisons et corrigeons les informations.
Échelle des verdicts
« Non vérifiable » ne signifie pas « faux ». Le verdict, la confiance éditoriale et tout score technique sont trois champs distincts.
- VraiLes preuves examinées soutiennent l’affirmation dans le périmètre défini.
- Plutôt vraiLe fond est soutenu, mais certains détails demandent une nuance.
- Trompeur / hors contexteUn élément exact est présenté de façon à induire en erreur ou sans contexte déterminant.
- FauxDes preuves fiables contredisent clairement l’affirmation.
- Non vérifiableLes preuves disponibles ne permettent pas de conclure. Cela ne signifie pas « faux ».
- En cours de vérificationLe dossier est ouvert ; aucun verdict final n’est encore rendu.
Comment nous choisissons ce que nous vérifions
Nous ne pouvons pas tout vérifier. Ces règles décident de ce que nous traitons en premier. Ce sont les mêmes quel que soit le camp politique, la personne ou l’institution concernée.
Ce que nous vérifions
Des affirmations factuelles qu’on peut vérifier : chiffres, événements, citations, documents, images et vidéos présentées comme des preuves.
Ce que nous ne vérifions pas
Les opinions, les prédictions, les goûts et les jugements de valeur, la satire clairement présentée comme telle. Une fiche peut toutefois expliquer pourquoi un contenu satirique est pris au sérieux.
Les quatre questions que nous posons
Quel danger ?
Que peut-il arriver si c’est faux et que cela se répand ? Passent d’abord les risques pour la vie et la sécurité (violences, catastrophes, urgences de santé), puis la santé, les élections, les accusations contre des personnes et les arnaques.
Quelle diffusion ?
Combien de personnes l’ont reçu, sur WhatsApp, à la radio, sur les réseaux ou dans les médias ? La viralité compte, mais elle ne suffit jamais à elle seule.
Peut-on vraiment vérifier ?
Existe-t-il des preuves que nous pouvons trouver et montrer ? Si les faits ne peuvent pas être établis, nous le disons avec le verdict « Non vérifiable ».
Allons-nous l’amplifier ?
Une vérification publique peut faire connaître une rumeur restée confidentielle. Dans ce cas, l’équipe peut décider de ne pas publier, et elle consigne sa décision.
Qui décide
Une personne de l’équipe décide, jamais un outil. L’IA peut suggérer une priorité ; la personne qui trie la confirme ou la corrige. Aucun financeur, partenaire ou institution ne peut imposer un sujet ni en empêcher un. Pendant une crise, le mode urgence donne la priorité aux rumeurs liées à la crise.
Envoyer un contenu ne garantit pas une fiche : il est examiné avec ces mêmes règles. Vous pouvez suivre l’état de votre soumission.
Les étapes de la vérification
- 1
Réception et validation technique du contenu.
- 2
Triage : intérêt public, vérifiabilité, urgence et risque.
- 3
Analyse automatique et recherche préliminaire (jamais un verdict).
- 4
Un vérificateur définit l’affirmation exacte et identifie la source originale.
- 5
Recherche de sources primaires et recoupement avec des sources indépendantes lorsque c’est possible.
- 6
Documentation des preuves, des dates et des limites.
- 7
Rédaction du verdict et d’une explication pédagogique.
- 8
Révision par une seconde personne avant publication (règle des quatre yeux).
- 9
Publication, notification, puis réexamen si de nouveaux éléments fiables apparaissent.
La place de l’intelligence artificielle
Les outils automatiques nous aident à trier, transcrire, comparer et trouver des pistes. Ils ne publient jamais seuls un verdict. Tout résultat automatique est étiqueté « analyse préliminaire — non validée », et chaque source doit être ouverte et vérifiée par une personne.
Corrections et contestations
Lorsque de nouveaux éléments fiables apparaissent, nous corrigeons la fiche et conservons l’ancienne version dans l’historique. Chacun peut signaler une erreur ou demander un droit de réponse depuis la fiche. Un signalement ne modifie jamais automatiquement un verdict.
Les personnes qui partagent une rumeur
Nous vérifions des affirmations, pas les personnes qui les transmettent. Dans nos fiches, nous ne nommons pas les particuliers qui ont partagé une rumeur. Nous ne montrons ni leur numéro, ni leur photo, ni leur compte, et nous masquons ces éléments sur les captures d’écran. Une personne mineure n’est jamais identifiable. Exception : nous citons une personnalité publique, une institution ou un média quand l’affirmation vient d’eux, dans leur rôle public.
Indépendance
Les partenaires financiers ou institutionnels n’ont aucun droit de modifier un verdict. Nous publions nos sources de financement et nos règles de prévention des conflits d’intérêts.